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Le feuilleton débile

Quelle triste campagne électorale !
Quel sinistre feuilleton !
Faut-il revenir sur la pathétique mise en scène du candidat de la droite et de ses alliés prompts à tourner casaque au gré du vent ?
Faut-il souligner comment la candidate d'extrême droite crache au visage de la Justice montrant que c'est elle qui décidera du calendrier de ses rencontres avec le juge ? Quel bel exemple !

Mais pendant ce temps, certains consacrent leur énergie à défendre leur chapelle, délivrent des brevets de gauchitude ou de trahison, s'érigent en théoriciens du yakafocon et poursuivent pinaillages, disputes, querelles d'égo, exégèse des programmes...tandis que d'autres ont fui ou retournent leur veste en se jurant "progressistes", tandis que ça chipote sur l'alinéa truc du programme de Machin, tandis que les étiquettes empêchent de penser et que chacun demande à l'autre de se soumettre à sa vision forcément juste....

Pendant ce temps, l'extrême droite creuse son sillon tranquille, pollue le débat, diffuse son venin... préparant des catastrophes dont il sera facile d'accuser les autres !

L'heure n'est plus au bashing ni au chipotage, l'heure est d'aller au peuple. Non pour lui parler avec condescendance, non pas seulement pour écouter le catalogue des revendications, mais pour proposer une démarche partagée, active, "responsabilisante"....

La question n'est pas de promettre mais de se mettre d'accord sur ce que l'on veut, les moyens que l'on veut se donner pour y parvenir et le rôle que chacun devra jouer, y compris les citoyens sans lesquels toute velléité de réforme ne sera rien.
Car la question de la confiance ne peut se penser sans réflexion sur le rôle de chacun.
Un bon candidat ne doit pas annoncer le programme mais dire comment il entend associer l'ensemble des partenaires.
Il faut faire ensemble pour réapprendre à vivre ensemble en apprenant à retrouver le sens et le goût de la défense de l'intérêt général.

Un bon impôt est un impôt juste dont on comprend à quoi il sert.
La question n'est donc pas seulement de baisser telle ou telle taxe et d'en augmenter subrepticement une autre.
Il faut dire aussi qui va faire quoi dans ce pays et comment on pourra juger de l'efficacité d'un programme ou d'un projet.

Mais pour l'heure la classe politique est au vertige de son propre désarroi ou de ses rancœurs.
Et les citoyens ne sont encore que de passifs consommateurs...

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