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Notations de fin de semaine

Les français seraient las d'entendre parler des affaires dixit certains candidats englués dans les affaires...

Ne serions-nous surtout pas las de voir que les donneurs de leçon sont les premiers à être pris les doigts dans le pot de confiture ? 

On nous parle d'exigence de moralisation de la vie politique tandis que l'assemblée adoptant une proposition de loi doublant les délais de prescription pour les crimes et délits...  en profite via un amendement ajouté au texte de loi pour plafonner à douze ans la prescription pour les infractions dites « occultes » ou «dissimulées ».

On nous dit que tout cela empêcherait de parler des programmes mais nous notons quand ils existent que leurs auteurs les font évoluer au gré des réactions supposées. Cela laisse craindre un gouvernement au vent de l'opinion...
Nous lisons les programmes et la palme des contradictions internes revient sans conteste au Front National qui dit tout et son contraire... L'examen de la gestion qu'il effectue dans les communes dont il a la charge ou de ses votes dans les diverses assemblées, montre que ce n'est jamais en faveur des plus faibles qu'il tranche...
Nous lisons les déclarations emphatiques des uns qui s'accordent mal de programmes qui semblent prendre les chaussons des autres...
Nous prenons la calculette et relevons les annonces de chiffres et nul besoin d'être grand matheux ou économiste pour observer que la plus grande des fantaisies préside en cette matière... Les chiffrages sont partiels ou contextualisés en fonction de ce qui relève plus de prédictions que de prévisions...

Devant la confusion qui règne nous notons les ralliements des uns, les rencontres secrètes des autres, des projets d'union et même des appels au président sortant pour qu'il se présente malgré son annonce... 

N'avons-nous que les candidats que nous méritons ? 

L'élection présidentielle, animée par de pâles tribuns qui roulent les mécaniques à coup d'emphase là, de dénonciations virulentes ailleurs se présente comme une concurrence de catalogues disparates. 
On croirait de la vente sur Internet avec des promotions d'appel ... "Je vous promets les lunettes remboursées à 100% pour vos petits" ou "je vous annonce l'allègement de la taxe d'habitation" ou "la sortie du nucléaire dans ... 25 ans...
Mais tout cela ne fait pas un projet de Société. 
Tout cela ne nous dit pas comment nous allons faire pour (mieux) vivre ensemble dans les années qui viennent.
Tout cela ne pose pas au fond la question des valeurs sur lesquelles nous sommes capables de nous entendre...

Surtout, tous ces projets à l'exception peut-être de ceux qui esquissent un pas vers la sixième République, n'envisagent guère de démarche active pour donner réellement la parole aux citoyens. 
La parole mais aussi la possibilité pour eux de choisir ensemble ce qu'ils veulent faire, d'en parler, d'en décider...

Se pose en arrière plan la question de l'intérêt général sur lequel on a bien du mal à entendre les acteurs politiques. 
Qu'est-ce que l'intérêt général ? 
Pas seulement celui des 50% de français plus un qui auront voté pour un candidat qui risque d'être choisi plus par "défaut" que par "désir" comme dirait Benoit Hamon. 

Un candidat à la présidentielle pourrait se dispenser des détails d'un programme qui ne tiendra que le temps de l'élection pour se concentrer sur les grands choix, la démarche envisagée pour parvenir aux objectifs fixés...
Une démarche qui forcément doit se penser pour le pays tout entier dans le contexte européen et mondial.

Cette démarche aujourd'hui, on le voit, ne doit plus être celle d'une démocratie de délégation  (on confie à un président le destin du pays pour 5 ans sachant que celui - ci sera très dépendant de la technocratie et de ses normes) mais une démocratie de responsabilisation qui osera partager le pouvoir, donner les clés à chaque fois que possible aux acteurs du terrain. L''Etat (et le rôle des préfets y trouverait revalorisation) s'assurant du respect de l'intérêt général comme des citoyens entre eux (par une politique déterminée de repérage des conflits d'intérêts notamment). 

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